Qui sont les investisseurs institutionnels étrangers ?

Les investisseurs institutionnels étrangers sont des banques, caisses de retraite et assureurs étrangers devenus acteurs essentiels des marchés financiers.

De nos jours, les investisseurs étrangers détiennent 35 % des titres de sociétés françaises cotées. Ce chiffre était de 11 % en 1987, 23 % en 1993 et n’a cessé de croître depuis.

Alors qu’ils détiennent environ 10 % des titres français, les fonds de pension et autres organismes de placement étrangers sont devenus malgré eux des acteurs de premier ordre sur les marchés financiers.

On parle ici de banques, caisses de retraites, assureurs et fonds communs de placement. Si de manière générale les actionnaires en question détiennent moins de 10 % des entreprises cotées, soit une participation minoritaire, leur influence est néanmoins majeure car ils définissent la valeur boursière des entreprises.

 

Qu’est-ce qu’un FII ou investisseur institutionnel étranger ?

Un investisseur institutionnel étranger ou FII est un investisseur ou un fonds d’investissement enregistré dans un pays différent du pays où l’argent est investi.

Les investisseurs institutionnels sont la plupart du temps représentés par des fonds d’investissement, des assureurs, fonds de pension et autres fonds mutuels.

Les bénéfices générés par leurs investissements permettent à ces acteurs d’assurer leurs engagements envers leurs ayant-droits à moyen et long terme.

Les investisseurs institutionnels agissent pour le compte d’ayant droits

Les investisseurs ont une particularité, celle de ne pas disposer directement du capital qu’ils investissent. Ils agissent en fait pour le compte des personnes qui souscrivent à leurs contrats, appelés ayant-droits.

De ce fait, la gestion des actifs gérés est extrêmement réglementée, on dit qu’elle est institutionnalisée. Les investisseurs institutionnels se distinguent des entreprises qui détiennent des actifs pour leur propre compte et non pour des ayant droits.

Les actifs qu’ils gèrent sont très importants, on les appelle même « grands investisseurs »

Comment ces organismes fonctionnent-ils ?

L’objectif principal d’un investisseur institutionnel étranger est tout simplement d’acheter et vendre des actions. Ces organismes travaillent activement afin d’acheter des actions sous-évaluées et offrir de belles perspectives d’investissement à leurs ayant-droits.

Pour cela, ils emploient des spécialistes tels que des analystes économiques et chercheurs qui s’acharnent à obtenir des informations sur des sociétés qui intéressent leurs employeurs.

Ces derniers ont des entrevues régulières avec des dirigeants d’entreprises, déterminent les conditions du marché et étudient en profondeur les perspectives futures de chaque société investie.

Des investisseurs à long terme

La nature des engagements des investisseurs institutionnels en fait des investisseurs à long terme. De manière générale, ils peuvent disposer des fonds durant plusieurs années avant d’avoir à honorer leurs obligations envers les ayant-droits.

Ainsi, il leur est possible d’investir les capitaux dans de projets de long terme, qui ne présentent pas de rentabilité immédiate. Cela comprend les infrastructures, le système de retraite ou la transition énergétique.

Les investisseurs institutionnels sont donc très variés, des acteurs de fonds de retraites aux fonds consacrés au démantèlement de centrales nucléaires.

 

L’Inde, paradis des investisseurs institutionnels étrangers

Les pays avec le plus gros volume d’investissements institutionnels étrangers sont bien souvent les pays en voie de développement. Ces économies offrent aux investisseurs des perspectives de profits supérieurs à celles des économies matures.

C’est pour cela que ces investisseurs sont bien souvent trouvés en Inde. L’ensemble des FII ne sont autorisés à investir sur les marchés de capitaux primaires et secondaires de l’Inde qu’à travers un portefeuille d’investissements spécifiques.

Ce programme permet aux investisseurs institutionnels étrangers d’acheter des parts et obligations de sociétés indiennes, même s’il inclut de nombreuses régulations. Il existe en effet un plafond pour tous les FII, qui établit l’investissement maximum à 24 % du capital total de toute société indienne recevant l’investissement.

L’investissement maximal peut être établi au-dessus de 24 % avec l’approbation du conseil d’administration à travers une motion spéciale.